Saint-Parres aux Tertres: un défi rurbain

Publié le par Christian Lambart

 

 

 

SAINT PARRES AUJOURD’HUI

Réflexion globale  apte à ouvrir un débat sérieux  sur notre avenir….

 

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Pour que la campagne soit à la ville grâce à la qualité de ses services

 et la ville à la  campagne par la qualité de son environnement et sa sécurité.

 

 

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Notre blason démontre que Saint-Parres est confrontée à sa dualité troyenne et agraire. Les armes de la ville rappellent la proximité troyenne, tandis que les épis soulignent le caractère agricole de la commune. Le saint est Patrocle ou Saint Parre.

L’histoire de notre commune s’apparente à celle des villages en périphérie de villes d’importance.

 Aujourd’hui notre commune n’est plus seulement un village rural accueillant progressivement les nouvelles populations. C’est désormais un espace péri-urbain dont la fonction s’apparente peu à peu à une cité dortoir. Cependant, cela n’exclut pas encore  une réflexion sur l’espace.

 

Saint-Parres aux Tertres, contrairement à d’autres communes de l’agglomération,  présente peu de visibilité quant à son avenir. Ni résolument urbaine, ni résolument rurale, notre commune voit son espace s’étaler sans véritable projet global et cohérent.

Sur le long terme, la désagrégation de l’espace urbain est-elle inévitable ? Saint-Parres doit-elle se contenter de reproduire la norme troyenne, au risque de n’être qu’un axe de passage ? Deux possibilités sont envisageables.

La  première, préjudiciable, à savoir une urbanisation spontanée et anarchique, lieu de conflits sous-jacents.

La  seconde  serait celle d’un village urbain, fondé sur la mixité sociale, la convivialité et offrant un  cadre de vie résolument agréable.

Notre véritable défi sera de concilier ce développement urbain maîtrisé et sa préservation des espaces naturels.

 

Il est nécessaire de construire un projet cohérent autour d’une réflexion sous forme de constat. Il est nécessaire de ne plus penser le village comme dans les années 1970.

 

Pour un état des lieux : quelques chiffres

 

Selon les derniers chiffres officiels de 1999, notre commune  comprend 2615 habitants (2664 selon le site de la municipalité) sur une superficie de 11,82 km2. : Si l’on se réfère aux critères classiques, avec plus de 2000 habitants, nous constituons une commune urbaine.  Saint-Parres voit augmenter sa population par l’arrivée de nouveaux habitants. Ainsi l’espace rural a de nouvelles vocations, à savoir desserrement de la ville avec l’éternel problème de l’ajustement des services et des équipements publics.

Saint-Parres aux Tertres est constitué de 0,3% d’agriculteurs, de 5,6% d’artisans, de 6,6% de cadres et de professions intermédiaires et d’employés, respectivement 26,6% et 29,9% et enfin 29% d’ouvriers. On peut compléter par les catégories d’âge. On compte 31,8% de Moins de 25 ans, 51,7% de  25 à 69 et 16% de plus de 70 ans.  La population de St Parres est donc plus jeune qu’on ne le croit généralement. Tous présentent des besoins spécifiques qui peuvent générer des conflits si aucune réponse n’est apportée.

 

 

Un constat : une situation péri-urbaine.   

 

 

La continuité urbaine, avec le reste de l’agglomération laisse apparaître que Saint-Parres comprend une zone industrielle et commerciale très importante, un bâti ancien en son centre, tandis qu’une partie significative de son territoire porte la marque de la ruralité. De plus un axe s’est forgé autour de l’avenue du Général de Gaulle. Celle-ci devenant la seule vision que notre commune offre à ceux  ne la connaissant pas.

 

 

Un espace nouveau se dessine.

 

La population de la ville de Troyes se réduit au profit des anciens villages. Les couples attirés par la possibilité d’un espace plus grand s’installent en zone périurbaine. Ainsi  Saint-Parres est particulièrement touchée par le processus d’urbanisation. On voit éclore les enseignes lumineuses des grands magasins qui alimentent l’ensemble de l’agglomération. On assiste également au développement des axes routiers, ainsi rocades mal utilisées et ronds points s’étirent inlassablement.

Vus du ciel, les lotissements deviennent des grappes attachées à des grands axes de circulation. L’étirement des habitations s’effectue le long des voies  se trouvant de fait séparées par des aires restées rurales ou  quelques obstacles physiques (rivières, buttes, zones inondables).

Ces dernières années, nous avons assisté à l’éclatement de la ville. La situation d’aujourd’hui, c’est la séparation des fonctions :

Constructions individuelles, lotissements, habitat social en extension.

Zones économiques et commerciales (aire des moissons),

Zones rurales en régression. 

Nos enfants doivent marcher longtemps afin de  rejoindre un arrêt de  bus trop éloigné.

Sur le plan social, les jeunes, sortis de l’enfance,  sont livrés à eux mêmes car ils manquent d’activités organisées. Ils s’ennuient et inspirent un sentiment de désordre dans un lotissement habitué au calme. D’une manière générale, l’habitant d’un quartier peut se sentir rapidement exclu, jeune ou plus âgé. Pourtant l’habitat s’étend et les déplacements s’accroissent au jour le jour.

 

 

Désagréments au quotidien.

 

Nombre d’équipements collectifs, nouvellement construits,  seront dépassés dans un délai très court. L’exemple de la salle d’évolution est significatif à cet égard. On peut aisément imaginer que la fameuse bulle de tennis le sera dans un court terme.

Autre souci, l’accès aux stationnements est anarchique, dangereux pour les piétons et pénalise les commerces de proximité.

Le Patroclien est privé d’infrastructures pouvant accueillir des activités. Seuls les parents disponibles peuvent offrir des activités éducatives à leurs enfants. Ceux-ci  ne disposent pas de lieu de vie, ni d’école de musique, ni même d’une gamme diversifiée d’activités sportives.  Il faut se rendre à Troyes, Saint-Julien ou Pont Sainte Marie. La charge quotidienne s’alourdit pour les parents de jeunes enfants.

 

Quitte à se battre sur des financements croisés pour alléger le budget communal, il est nécessaire d’impulser une véritable politique de réalisations d’équipements publics. Quitte à confier des initiatives et des responsabilités aux responsables associatifs et aux élus du conseil municipal, il faut dorénavant mener des politiques qui créent du lien social. La CAT est devenue un partenaire incontournable. Les dossiers doivent y être fermement défendus (dernier exemple  Décathlon).

 

Nous devons  prendre en compte la ville en elle-même et ses lieux référents (patrimoine, lieux de mémoire), mais également tous les « semi-urbains » à savoir les zones construites sans projet collectif cohérent. C’est le cas des nouveaux lotissements. A partir de là, la question des territoires ruraux se pose. On ne peut admettre la construction d’un lotissement sans avoir prévu en amont les accès. La solution actuelle est l’expropriation de territoires ruraux (ce que l’on évitait dans le passé). C’est tout simplement inadmissible. Il faut les sauvegarder, même si inévitablement certains de ces territoires changeront de nature. Il faut se battre constamment pour préserver la ruralité.

 

 

Saint Parres, ville, village ou village urbain?

 

Le monde rural

 

Le monde rural existe  bel et bien. D’une manière générale, les agriculteurs, eux-mêmes, ont adopté un genre de vie urbain. Autrefois, les agriculteurs vivaient en famille et géraient l’exploitation en famille. Aujourd’hui, il est plus que fréquent de voir l’épouse du Chef d’exploitation travailler à la ville et ses enfants choisir un autre métier. La société rurale en tant que telle évolue, mais il ne convient pas de la considérer comme oubliée. Il faut cesser de considérer l’expropriation comme une solution à tous les problèmes. Ces terres ont une âme qui meurt dans le béton.

 

Aujourd’hui, il  existe  une forte revendication d’appartenance à la ruralité. Celle-ci vient des ruraux de souche et de ceux qui ont choisi de vivre en milieu rural. Ils revendiquent un genre de vie et cherchent à fuir le rythme de la ville.

Ainsi l’espace rural a de nouvelles vocations, à savoir desserrement de la ville avec l’éternel problème de l’ajustement des services et des équipements publics. Prévoir, c’est guérir avant le mal.

Le monde rural est un espace de patrimoine naturel, architectural et culturel important. Il peut répondre à des besoins de plus en plus divers. La commune de Saint-Parres  peut accueillir des micro-entreprises, génératrices d’emploi et de service. Plusieurs types d’activités sont possibles tels les petits habitats locatifs et touristiques. La proximité des lacs peut se révéler être un atout à notre époque de loisirs instaurés. Le tourisme rural est encore possible à Saint-Parres. Il est surprenant qu’aucune commune de la nationale 19 n’exploite vraiment cette potentialité. C’est la route de Nigloland, des lacs et de ses activités nautiques, or très peu d’emplois sont générés. Une clientèle parisienne se déplace et une mise en valeur des produits locaux de la ferme ne trouve pas ses acteurs.

 

Questions d’avenir.

 

Saint-Parres  est donc devenu un territoire intermédiaire. Heureusement que la loi protège les espaces agricoles et naturels périurbains (Décret no 2006-821 du 7 juillet 2006 relatif à la protection et à la mise en valeur des espaces agricoles et naturels périurbains et modifiant le code de l’urbanisme et le code rural)

Une bonne gestion communale ne peut tenir lieu de bilan unilatéral. C’est d’abord le rôle des administratifs et non seulement de l’équipe municipale. L’équipe municipale doit anticiper et proposer un projet dont l’amélioration du cadre de vie est la finalité. La gestion du personnel a son importance.

La nécessité impose de préparer un avenir. Il faut impérativement définir des territoires à restructurer et/ou à sauvegarder, d’autres à respecter.

Aujourd’hui, les seuls lieux où se rencontrent vraiment les habitants restent les centres commerciaux.

Aujourd’hui, Saint-Parres  souffre d’une répartition urbaine dissociée, d’une médiocre qualité urbanistique, de l’absence de concertation avec  les citoyens (ou alors après coup !).

Plusieurs aspects sont également à penser, à savoir :

Il faut réfléchir à la circulation, à la place de l’automobile en site propre, du vélo, du piéton, à la sécurité chez soi et la pérennité des services publics, mais aussi au lieu dans lequel on vit, l’espace naturel, l’architecture et l’esthétisme.

 


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Tout serait-il possible ?

 

 

Beaucoup de travail en perspective : Il faut combler les vides, repenser un centre, contenir la dispersion de l’Habitat et favoriser les recherches d’aide à la modernisation des habitats. Les nouvelles proximités publiques doivent être intégrées dans un plan d’urbanisme. Il faut définir des plans de développement local, des schémas d’aménagement du territoire et de coordination des services. Il faut penser à une circulation douce et sécurisante.

 

Tout n’est certes pas possible en 6 ans, mais si on analyse les évolutions d’autres communes de la CAT, on pourra faire aisément le parallèle. La plupart des communes ont engagé discrètement le processus et avec des moyens à peine supérieurs. Certaines communes disposent de salles de sport, de crèches, d’écoles de musique et de transports étendus à l’ensemble des quartiers. Saint-Parres a accumulé des retards qu’elle se doit de rattraper.

 

 

Ce texte n’est pas un projet. Il se veut une simple réflexion devant amener le débat et des propositions. Cependant, il servira de base au projet pour Saint Parres qui vous sera présenté. Il nous servira à penser Saint Parres sans esprit partisan, sans esprit de compétition, mais avec celui de l’intérêt général. Tous pour chacun et Saint-Parres repartira demain.

N’hésitez pas à nous contacter, à faire connaître cette brochure, à la relire.

 

TOUJOURS A VOTRE DISPOSITION

 

Christian Lambart

 

 

Quelle que  soit   la réflexion menée, il ne faut pas omettre la Communauté d’Agglomération troyenne créée en 1993 qui a fait suite à la SIVOMAT, dont les compétences multiples  mises à notre disposition peuvent être utilisées, a savoir :

 

  •  Eau (Traitement, adduction, distribution)  Sauf en cas de concessions privées.
  • Chauffage urbain
  • Assainissement collectif (Eaux usées, déchetterie, terrain des gens du voyage)
  • Traitement des déchets des ménages et déchets assimilés. (supervision car mis dans le marché privé)
  • Bureau d’étude AUDART.
  • Lutte contre les nuisances sonores (en régie direct ou accompagné)
  • Qualité de l'air
  • Protection et mise en valeur de l'environnement
  • Création, suppression, extension des cimetières
  • Dispositifs contractuels de développement urbain, de développement local et d'insertion économique et sociale
  • Dispositifs locaux de prévention de la délinquance
  • Création, aménagement, entretien et gestion de zone d'activités industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale ou touristique
  • Action de développement économique (Soutien des activités industrielles, commerciales ou de l'emploi, soutien des activités agricoles et forestières...)
  • Construction ou aménagement, entretien, gestion d'équipements ou d'établissements culturels, socioculturels, socioéducatifs, sportifs
  • Activités culturelles ou socioculturelles
  • Activités sportives
  • Création et réalisation de zone d'aménagement concerté (ZAC)
  • Constitution de réserves foncières
  • Organisation des transports urbains
  • Plan de déplacements urbains
  • Création, aménagement, entretien de la voirie
  • Signalisation

 

 

Pour un débat ouvert…

N’hésitez pas à réagir par courriel à l’adresse : demainsaintparres@hotmail.fr

 

ou par lettre déposée

 

Publié dans Nos choix pour demain

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